My own private cinema
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Posé à mon bureau ce matin, je croise mon reflet. Pas vraiment féminin et pourtant. Petite Charlotte Carrington que tu es ! Encore de bien belles idées et de jolis projets dans les cartons de ta tête.
Et ça, et ça, et
ça. Faut que, faut que, faut que. J'apprenne, j'écrive, je dessine, je
frappe, je sue. Et rien, et rien, et rien...
Des mois que c'est comme ça. Je m'afflige.Je ne travaille plus. Ni pour moi ni pour les autres. Mes jours se passent. Vite. Très vite et je ne les vois plus. Et si ? Et si ? Et si ? Cela ne sera pas encore aujourd'hui.
Je suis laborieux ces temps-ci. Mon cerveau me pèse et je sais que je me mens.
J'ai rangé toute part de création. Ah. Ah. Ah. Mes jours sont libres. Je n'en profite pas. Ils sont vides. Je perds du temps sur rien. Mais alors vraiment rien.
Les choses à faire, à dire, à écrire. Non, non, non.
Les trucs à postuler, à motiver, à rechercher. Non, non, non.
Alors quoi ? Quoi ? Quoi ? Rien, rien, rien.
Toujours à scrupuler et à douter pour les seconds.
Toujours à oublier et à nier pour les premiers.
Alors comme Charlotte Carrington
j'ai pensé à des choses ce matin. Des idées lumineuses que je devais
amorcer il y a déjà des mois. La procrastination n'est rien à côté de
mon manque d'action.
Me bouger. Redresser les épaules et le regard. Poser la voix. Prendre du papier. Saisir un combiné.
Me fouetter afin de ne pas, un jour, vraiment le regretter.
Et dans un premier temps, acheter un fouet.
Ce n'est pas gagné...
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Coup
de fil de mon très vieil ami toujours entre 2 avions et 4 PC à
Montréal, à Berlin, à Londres, à Copenhague, à Barcelone et ce soir à
Paris. C'est la bonne surprise ! Le temps qu'il dépose sa femme dans
les quartiers huppés de la capitale et il me rejoint dans le Nord Est.
Parfait, petit rade de quartier aux mojitos ravageurs et vieux pote,
rien de tel pour une soirée pluvieuse.
Edit : pas de mojitos mais un jour de l'an programmé à Berlin...
L'empathie de mon amoureuse est toujours plus grande, comme le nombre
de personnes dans la rue. Nous ne sommes pas encore en hiver, il n'est
pas l'heure d'en causer, mais je constate un nombre croissant de SDF. A
chaque coin et recoin de rue. Français, étrangers, femmes, hommes,
jeunes, vieux, seuls, en bandes. Mon amie souffre réellement de les
voir ainsi. Je lui vois des larmes poindre... Quand à moi, je tâche
juste de soutenir le regard. Ne pas fermer les yeux et voir cette
pauvreté qui s'étale aux pieds de nos sociétés opulentes. Résultat des
performances toujours plus performantes de nos systèmes économiques et
sociales. Et dire que la "rupture" est pour bientôt. Ça promet...
136 millions pour cet infame de Tapie. Y'a vraiment de la veine que
pour les vermines... Il pourra peut-être se repayer un Phocea.
Les yatchs grand luxe ont la côte en ce moment. Toujours plus grand.
Toujours plus beau. En un mot grandiloquent. En deux super cher.
Et vogue navire... Et coule galère...
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Ça me fait toujours quelque chose d'entendre la droite gagner des élections.
Un pincement au coeur, un léger malaise, une déception, un court énervement.
Alors d'entendre
ce soir coup sur coup le succès électoral de cette horreur de Dévedjian
dans les Hauts de Seine et le raz de marée de Droit et Justice (centre
droit) et des libéraux en Pologne, cela ne m'a pas fait sourire. Non,
pas vraiment...
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C'est beau un bus la nuit...
En
sortant du Rex mercredi soir j'ai voulu faire preuve de citoyenneté et
d'économie. C'est ainsi rempli de bonnes intentions que j'ai voulu
tester la campagne médiatique souterraine accompagnant le nouveau
visage de feu Noctambus, désormais intitulé Noctilien.
Je me suis laissé tenter pour plusieurs raisons :
Tout d'abord les affiches annoncaient plus de bus dans plus de destinations et
tous les 1/4 d'heure. Fichtre ! Enfin de vrais transports en commun à
Paris toute la nuit. Etait-ce la mort annoncée du sempiternel dernier
métro ? Coupable de fin de soirées prématurées et de cassages de coup. J'osais y croire.
Ensuite, cette nuit-là, douce au demeurant, etait la seconde depuis la
mise en service de ce fameux Noctilien. Alors esprit novateur et coeur aventurier, tous au bus de nuit !
La belle affaire. Sortie de Rex, je me traîne jusqu'à Répu. Sur le
chemin, pas facile de trouver des infos sur ce service de nuit. Je ne
croise pas d'arrêt de bus et rien n'indique son existence aux sorties
de métro. Je m'imagine touriste étranger ne connaissant pas la ville...
Quelle belle galère et aucune info ! C'est bien la peine de tant
communiquer le jour sous terre pour laisser mourir la nuit dehors.
J'arrive à Répu. Normalement j'ai un Noctambus qui me ramène à
Gambetta. Je trouve donc l'arrêt de l'autre côté de la place et
retrouve là quelques personnes. Déjà, la RATP a eu la bonne idée de
poser un panneau Bus de Nuit à l'endroit où Léon la Moule fout ses
poubelles. Résultat ? 25 poubelles vertes et puantes, dégoulinant de
déchets de poissons et autres résidus organiques, entourent les
horaires et les itinéraires du Noctilien, sans compter le fumet
particulièrement infecte qu'elles dégagent. Les usagers au milieu des
poubelles, beau tableau !
De toute façon ce n'est pas très important, car l'attente (tous les 1/4
d'heure) sera courte... 20 pages de lecture plus loin, je me dis que
l'attente dure son temps et bien. Je constate alors avec amertume que
les bus de nuit, c'est toujours la même merde et me souviens pourquoi
je ne les prenais plus...
Au bout de 30 pages, un connard de bus se pointe enfin. Etant à l'arrêt
de l'anciennement noctambus F, je ne m'inquiète pas trop, mais je
demande tout de même (poliment) au chauffeur si il va à Gambetta ?
BONSOIR me répond-il. Oui bonsoir excusez-moi allez-vous à Gambetta ?
NON. Il n'en dira pas plus, j'aurai pourtant envie de lui dire qu'il
est aussi con qu'il est moche mais bon...
Retour trottoir, fort blasé par ce nouveau service de la RATP. Un autre
bus arrive... En même temps que la brigade de nuit. Oui, ces
controleurs type GIGN qui s'executent comme sur un territoire hostile
en milieu urbain en pleine guerilla. Il ne manquait plus qu'eux ! (Je
n'aime pas trop ces petits facistes en civil). Bonsoir vous allez à
Gambetta (chat échaudé...) ? Non. Bah merde ! Comment ? Pyrénées pour
vous c'est le mieux. Allons bon, il n'y a plus de bus pour la mairie du
XXème. Quelle connerie...
Le bus démarre donc, les GI-Joe font leur sinistre taf et je peste en
matant l'itinéraire de ce putain de bus qui se rapproche puis s'éloigne
de chez moi. Ô rage... Je trouve enfin à descendre à Jourdain, ce qui
me vaut une sympathique petite marche dans ce Paris by Night, vide de
bus et de transport.
Au final, ce con de Noctilien n'apporte pas grand chose et ne change
pas la vie la nuit. La RATP a pensé avant tout à communiquer avant
d'être réellement opérationnelle et pratique (ancien itinéraire non
remplacé, aucune indication dans Paris une fois que les stations de
métro sont fermées, attente insupportable, qualité d'emplacement
négligée). Bref belle merde, mais qui justifie au moins l'augmentation
des tarifs.
Quand est-ce que la RATP daignera ne pas se foutre de la gueule de ses usagers ?
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Pas grosse un peu enveloppée !
Afin de, peut-être, calmer les ardeurs fantasmatiques des 54 personnes qui ont atterri sur ce site grâce à la recherche active sur Gogole.com de "karine viard nue", je citerai cette bribe de critique théâtrale, concernant justement son apparition dé-nu-dée lors de ses débuts sur scène :
"La mise en scène aurait pu faire l'économie de la cellulite"
Vous n'êtes, au moins, pas venues pour rien. Service, petits voyeurs !
ps : les autres pourront toujours noter la mysoginie masturbatoire et la crétinité aigrie du critique.
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Bitume et moignon
La
question est de savoir si les personnes atrophiées et amputées qui
mendient sur les trottoirs (sales) parisiens sont recrutées du fait de
leur monstruosité et
ensuite envoyées ici afin de fructifier plus encore les larges marges
de quelques entreprises mafieuses OU BIEN sont enlevées chez eux encore
valides, opérées et amputées à la va-vite dans quelques caves obscures
avant d'être parachutées ici-même ?
Telle est ma question...
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